[Texte d'ambiance] Salouè, ou la sorcière qui n'aimait pas la solitude.

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[Texte d'ambiance] Salouè, ou la sorcière qui n'aimait pas la solitude.

Message par kalika le Dim 19 Fév - 9:04

Khejri a écrit:
Salouè, ou la sorcière qui n'aimait pas la solitude.






"Une légère brise flottait ce soir là dans la Forêt, celle ci était bienvenue car cette journée d'été avait  été des plus insupportable aussi bien par sa chaleur, que par l'humidité qui y avaient régné. Le vent sifflait, presque joyeusement entre les feuilles, avant de se perdre dans l'une de ces minuscules clairières que l'on trouve a certains point de la Forêt. C'est justement dans l'une d'elles que Salouè se trouvait, la jeune sorcière y venait toujours lorsque la journée avait été chaude et humide, propice à l'arrivée de divers champignons, qu'elle venait ensuite cueillir a l'aide d'une petit dague a lame courbe. Elle portait toujours avec elle un panier, composé de plusieurs compartiments dans lesquels elle rangeait soigneusement sa récolte, veillant à ne pas les mélanger, les toxiques d'un côté, les curatifs de l'autre. On pouvait entendre le croassement de crapauds provenant du même panier, mais ça n'est que lorsque qu'elle ouvrait une autre de ses caches, qu'on pouvait apercevoir les crapauds-buffles qui avaient eu le malheur de croiser son chemin.


Salouè, bien que petite et frêle, ne craignait pas grand chose, la nuit, dans la Forêt. Non pas que ses pouvoirs dépassaient la force de certaines créatures qui auraient put, si elles le désiraient, n'en faire qu'une bouchée, mais davantage car la sorcière était bien plus utile vivante, que morte, et que de toutes manière, sa corpulence ne faisait d'elle qu'un amuse bouche pour la grande majorité des autres habitants. En réalité, nombreux étaient ceux qui venaient la voir car elle n'avait nul autre pareil dans les environs pour concocter des poisons, et bien sur des remèdes, dont beaucoup raffolaient dans la Forêt, la tuer aurait attiré sur soi les foudres de bon nombre d'habitants mécontents.


Alors que la nuit tombait peu à peu, elle reprit le chemin qui la mènerai vers sa demeure. Celle ci ressemblait davantage à une masure, qu'a une demeure. Elle était tout de pierre bâtie, des branchages faisaient office de toit et leurs feuilles, de tuiles. Une seule fenêtre était visible, qui était en réalité un simple trou, par lequel les petites créatures pouvaient entrer librement, le toit était orné d'un semblant de cheminée constitué d'un tronc d'arbre creux, noirci par le temps, d'où s’échappait presque toute l'année une légère fumée. La porte, quand a elle, n'était qu'un simple rideau de jute dévoré par les mites.


Salouè, une fois chez elle, entama le rangement de sa récolte, comme son panier, sa maison était elle aussi pleine d'armoires aux multiples compartiments, dans lesquels elle rangeait ses précieuses denrées. Alors qu'elle était occupée à trier ses composants, elle vit l'un des compartiments s'ouvrir, le croassement des crapauds s'accentua jusqu’à ce qu'elle en vit un bondir hors de sa boite, qu'elle rattrapa aussitôt avec un vieux torchon.

Elle s'attarda donc sur le panier, avant de lancer


- Qui est là ? Sur un ton sévère.

Elle n'eut pour réponse qu'un rire suraiguë.

Le simple rire avait répondu a sa question. En effet, parmi les habitants de la Forêt assez fous ou inconscients pour l'ennuyer, ce rire ne pouvait être que celui d'un lutin. Elle se dirigea donc vers une armoire, voyant toujours son panier se faire vandaliser par ce lutin invisible, et en sorti un petit sachet contenant une fine poudre qu'elle jeta en direction du panier. C'est là, que le lutin apparu.


- Hééé ! T'es pas drôle ! Lança t'il, déçu.

- Non, en effet ! Et je n'aime pas qu'on joue avec mes affaires alors fiche le camp ! S’énerva Salouè, qui n'aimait pas particulièrement les lutins.

- J'ai faim ! Cria t'il. Donne moi quelque chose a manger et je m'en vais !

Elle soupira a nouveau, montrant ouvertement son agacement au lutin qui n'en avait visiblement rien à faire.

- Bon , bon .... Tu manges les champignons a ce que je vois ? En regardant son panier dévasté.

- Ouais ouais ça ira !

Salouè lui prépara donc une sorte de salade, composée de divers champignons crus, certains tranchés, d'autres rappés, et le tout accompagné de diverses herbes odorantes sortant de ses réserves, et lui offrit même une petite fiole de vin aux épices.

Le lutin se rua sur le repas, qu'il commença a engloutir avant de s'arrêter, net, et de lancer a la sorcière.

- C'est pas du poison tes champignons au moins hein ?

- Si ça l'était, tu serais déjà en train d'agoniser, je ne fais pas les choses a moitié de ce coté là. Rétorqua t'elle.
- Pas faux ! T'es bien connue pour ça ! Dit il avant de finir son assiette.


Elle se contenta de sourire, tranquillement, puis ajouta

- Par contre, j'ai beaucoup de travail demain, je vais donc aller dormir, tu devrais rester ici cette nuit pour bien te reposer. Lui proposa t'elle.

- Ça me va ! Répondit le lutin.


La nuit passa, sans que rien de spécial se produisit. Le lutin dormait encore d'un profond sommeil quand Salouè se leva. Elle observa un instant le lutin, puis fît le tour de la pièce du regard avant de s'arrêter sur un espace vide au mur.

- Hum .... Ce sera parfait.

Depuis ce jour, la jeune sorcière ne vivait plus seule, et offrait chaque matin un petit morceau de langue au lutin cloué au mur, devenu étrangement muet ...

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